Violence de l’Etat policier

Pour changer j’écris suite à un ras le bol.

Les manifestations du 1er Mai ont été l’occasion pour le Gouvernement français d’exacerber, encore une fois, les violences entre forces de l’ordre et manifestants.

Ne nous trompons pas de combat, le policier est aussi un travailleur bien que fonctionnaire. Il n’a pas de liberté d’action lorsqu’il est en service, comme tout à chacun lorsqu’il échange sa force de travail contre une rémunération. Le policier dans l’action ne peut pas avoir de vision globale de l’événement, ce n’est pas un sur-homme. Il s’en remet à sa hiérarchie, et comme dans tout système hiérarchique il obéit à 2 règles.

– Règle 1: Le chef a toujours raison.
– Règle 2: Si le chef a tort se référer à la règle 1.

Il ne sert à rien non plus de reprocher le choix de devenir policier. Il y a autant de raisons qu’il y a de policiers, certains sont là par convictions, certains par pression sociale (nourrir une famille), certains par idéalisme voir entrisme, etc. Dans l’état actuel des choses on ne peut se passer de police du jour au lendemain cela reviendrait à accepter la loi du plus fort et voir émerger des milices privées.

Mais on ne peut pas faire comme si il n’y avait pas de violences injustes de la police envers des citoyens qu’elle est censée protéger. Les causes de cette violence sont plus le fait des donneurs d’ordres et politiques que des forces de l’ordre.
Policiers insuffisamment formés, sous-équipés, foule qu’on excite, situations que l’ont laisse s’envenimer jusqu’au point de non-retour, etc. Parfois même la sensation étrange qu’un groupe de casseur a été « convoyé » par les services du préfet. Les policiers en sont conscients et dénoncent aussi cet état de faits, mais leur statut ne leur permet pas d’être véhéments dans l’espace public.

En revanche c’est aux policiers qu’il convient de dénoncer les agissements des collègues qui dépassent les bornes. C’est aux policiers d’afficher clairement leur soutient (retrait du casque, armes et boucliers baissés) avec les manifestants pacifistes.

Mais c’est aussi aux manifestants de se désolidariser des casseurs, de ne pas se laisser entraîner dans un mouvement de foule violent et haineux envers la police. C’est aux organisations qui manifestent qu’il revient d’organiser un service d’ordre et d’isoler les groupes de casseurs pour faciliter l’intervention de la police.

La violence n’est pas une solution, la violence c’est le problème d’où qu’elle vienne et quelque soit ses arguments.

La fin ne justifie jamais les moyens. Les moyens définissent la fin.

Il est temps pour les citoyens et les forces de l’ordre de se respecter, chacun dans son rôle. De faire en sorte qu’on ne se craignent plus les uns les autres et c’est de cette façon qu’on sortira par le haut de triste moment.

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