Le contenant est contenu

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Plus le temps passe et plus les bras m’en tombent. Il y a 70ans, un Etat qui souhaitait maitriser l’information, voir simplement censurer et abrutir son peuple, devait se doter d’une administration conséquente avec une force répressive pour faire appliquer la « bonne » pensée. Il est triste de constater qu’aujourd’hui tout est plus simple.

Une société qui édite du contenu a par définition le choix de sa ligne éditoriale, elle essaiera de contenter ses lecteurs mais surtout les gens qui les financent, on a là à portée de bourse un premier organe de censure. Passons maintenant aux sociétés qui distribuent ou redirige vers du contenu, appelons les les « contenants ».

Je ne m’attarderai pas sur les différentes affaires Google. Ce qui m’a amené à poster cet article ce sont les sociétés qui vous vendent de quoi consulter du contenu, on est là au coeur du contenant. L’environnement iPhone par exemple, Apple distribue un système d’exploitation mobile dans un eco-système où les développeurs vendent le fruit de leur travail sur une plateforme appelé App-Store. Jusque là on se dit banco, on profite de l’image et des clients d’une grande société pour vendre. Mais là où le bât blesse c’est quand on s’intéresse de près au processus de validation des applications. Apple a une image et une notoriété qu’elle ne peut laisser s’échapper au profit d’un développeur véreux qui se serviraient de leur plateforme pour voler des informations ou pire. Le problème c’est qu’Apple ne se contente pas de valider les applications « saines » mais bel et bien celles qui sont politiquement correct. On l’aura compris pas de prOn sur l’Iphone. On est en plein dedans, se servir du cul et d’une pseudo-morale pour mieux contrôler les gens. Ca me rappelle ce reportage sur la pédo-pornographie qui n’avait pour seul but que d’amener sur le terrain du filtrage des réseau. Vous connaissez tous la phrase de Franklin « Quiconque sacrifie sa liberté pour plus de sécurité ne mérite ni l’un ni l’autre, et n’aura aucun des deux. »

C’est exactement de ça dont il est question. Des intérêts tels qu’ils soient peuvent-ils décider de ce qui est « correct »? Où va mener cette déresponsabilisation?

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